« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » Article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793.
L’article 35, bien qu’il n’ait pas été appliqué, pose une question d’une grande actualité : que reste-t-il des droits et de la souveraineté populaire lorsque l’État se retourne contre le peuple ?
Comme l’analyse François Charbonneau à partir de la pensée de Saint-Just, la plus grande menace pour une république réside dans la corruption de l’exécutif [1]. Contrairement à la tyrannie monarchique qui s’affiche ouvertement, le gouvernement moderne usurpe la souveraineté en s’autorisant frauduleusement de la » volonté générale » pour réprimer la population. Saint-Just, dans le discours par lequel il défend l’adoption de la Constitution de 1793, affirmait par deux formules restées célèbres que » l’art de gouverner n’a produit que des monstres « , et qu’ » un peuple n’a qu’un ennemi dangereux, c’est son gouvernement » [1].
Notre propre aliénation ?
La réalité contemporaine est claire : le pouvoir ne se contente pas de nous dépouiller méthodiquement de nos conquêtes sociales et de nos libertés fondamentales, il nous brutalise. Dès lors, comment expliquer que face à cette violence policière et parastatique, les mêmes réponses surgissent systématiquement dans l’entourage, quels que soient l’âge, le milieu social ou les convictions politiques : « Oui, mais il y a des incivilités », « Oui, mais les vitrines brisées des commerçants ? », « Oui, mais la violence des manifestants tout de même… » ?
Ces réponses, presque automatisées, révèlent une mécanique sidérante d’aliénation médiatique. En mettant sur un même plan la dégradation d’un bien matériel et la mutilation de l’être humain, l’opinion intériorise le discours de l’ordre jusqu’à se désolidariser de ceux qui luttent. Cette cécité volontaire constitue le triomphe de l’État parastatique : amener les citoyens à rationaliser la violence qu’ils subissent et à devenir les premiers comptables de leur propre servitude. Comment expliquer que des citoyens se désolidarisent aussi facilement de leurs pairs qui réclament des droits fondamentaux ? Pourquoi accepter si docilement la violence infligée par une institution qui, au lieu de garantir le logement, l’éducation ou la santé comme le prévoit le pacte constitutionnel, répond à chaque revendication par une brutalité inouïe ?
Pourquoi une vitrine brisée suscite-t-elle un scandale moral immédiat, tandis qu’un œil crevé, une main amputée, un jeune tué par une grenade ou un protestataire matraqué sont relégués au rang « d’accidents » ou de dommages collatéraux nécessaires au maintien de l’ordre ? L’ordre de qui ?





Avons-nous été à ce point endoctrinés que nous avons perdu notre sensibilité humaine élémentaire ? Comment des personnes attachées aux valeurs républicaines peuvent-elles tolérer que l’État, censé servir le bien commun, détruise nos protections sociales et mutile quiconque ose dire » non » ?
« En France, la peine de mort a été abolie en 1981, mais le permis de tuer existe toujours. Les violences policières et les crimes policiers rythment la vie des bidonvilles et des quartiers populaires depuis des dizaines d’années. Avec plus de dix morts connus par an, leur actualité demeure brûlante. Donner un chiffre exact s’avère difficile, mais nous savons que plusieurs centaines de morts ont été recensées au cours des trente dernières années« , septembre 2014 [2].


Depuis la Révolution française, chaque fois que des travailleurs, des habitant·es de quartiers populaires, des colonisé·es, des manifestant·es ou des militant·es ont contesté l’ordre établi, l’État a cherché à les présenter comme des dangers pour la société : émeutiers, séditieux, casseurs, racailles ou terroristes. De la répression des grèves ouvrières du XIXᵉ siècle à l’écrasement de la Commune de Paris en 1871, des massacres du 17 octobre 1961 et de Charonne en 1962 à la répression des Gilets jaunes, une même mécanique se répète : inverser les responsabilités, criminaliser la colère et présenter la violence institutionnelle comme une légitime défense.
Cet article ne prétend pas imposer une vérité : il propose des éléments d’analyse pour que chacune et chacun puisse se forger sa propre opinion. Il invite à se demander si l’indignation doit s’arrêter à une vitrine brisée, ou s’étendre aux violences que l’État exerce contre celles et ceux qui résistent. Parce que notre indifférence et notre passivité d’aujourd’hui préparent peut-être la soumission et la répression de tous demain. L’époque de Vichy nous rappelle qu’une société peut accepter, étape après étape, la persécution de certains de ses membres, jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour s’y opposer.

SOMMAIRE
La fabrique sémantique de l’ennemi intérieur
1. » Casseur » : généalogie d’un terme de stigmatisation sociale
2. » Racaille » : Stigmatisation raciale et ségrégation spatiale
3. »Terrorisme » : récit, storytelling et légitimation de l’exception
- Le storytelling sécuritaire et l’hégémonie du récit étatique
- De la répression à la prévention : l’institutionnalisation de l’exception
- L’extension de la catégorie aux mouvements sociaux et écologistes
- Du saccage social au contrôle policier : manifester sous la menace de l’État
- La surveillance comme rempart à la contestation sociale
LA FABRIQUE SÉMANTIQUE DE L’ENNEMI INTÉRIEUR
Pour faire accepter la violence institutionnelle, l’État ne peut se contenter de la force brute : il doit fabriquer le consentement collectif [3, 4]. Cette ingénierie sociale — théorisée dès 1928 par Edward Bernays à travers la manipulation consciente des représentations [4] — s’appuie sur un travail méthodique d’étiquetage médiatique et sémantique [3, 4]. Comme le soulignent Philippe Juhem et Christian de Montlibert [4], en qualifiant systématiquement le protestataire par un vocabulaire criminalisant ( » casseur « , « voyou »), le pouvoir réalise un double objectif : disqualifier la portée politique des revendications et légitimer par avance la réponse policière sous couvert de maintien de l’ordre [3, 4].
1.1. Casseur : généalogie d’un terme de stigmatisation sociale
L’usage du terme » casseur » pour dépolitiser les mouvements sociaux s’inscrit dans une longue histoire de requalification des luttes en infractions de droit commun [4, 5].
Au XVIᵉ siècle et au début du XIXᵉ siècle, le « casseur » désigne une profession exigeant une grande force physique (ceux qui cassent la pierre ou la fonte) [4]. C’est sous la Monarchie de Juillet, dès 1832, que la presse patronale et conservatrice (Le Figaro, sous Louis-Philippe) invente et popularise l’expression « casseur de vitres » pour diaboliser les ouvriers insurgés et ceux qui détruisaient les machines menaçant leurs subsistances (imprimeurs typographes cassant les presses mécaniques, bonnetiers de l’Aude, ouvriers agricoles) [4]. Ces destructions matérielles ne constituent pas de simples accès de violence, mais des actions ciblant des instruments perçus comme destructeurs de leur travail et de leurs conditions d’existence [4].
Comme le montre l’historien et sociohistorien Gérard Noiriel [5], le terme opère une véritable inversion morale. Alors que les réformes d’État, le capitalisme et la violence patronale « cassent » des usines, des outils de travail, des protections sociales, des emplois et des trajectoires de vie, la focalisation médiatique et politique condamne exclusivement la « casse » matérielle du mobilier urbain ou des vitrines [5].
Gérard Noiriel rappelle un exemple frappant : lors de la grande manifestation sidérurgique du 23 mars 1979 contre les fermetures d’usines en Lorraine, les médias ont concentré toute leur attention sur les » casseurs » à la fin du cortège plutôt que sur la cause défendue par des dizaines de milliers de travailleurs dont les outils de travail et les villes étaient détruits [5]. Cette figure du casseur a ainsi connu un essor foudroyant pour discréditer la lutte ouvrière en présentant ceux qui défendent leurs droits comme des délinquants [5].

Au-delà du mot : les mécanismes d’éradication de la contestation
En mettant l’accent sur les affrontements, comme l’a fait Paris Match, les grands médias finissent par inverser les responsabilités. On montre la violence dans la rue, mais beaucoup moins celle que subissent les travailleurs : fermetures d’usines, suppressions d’emplois et destruction de bassins industriels entiers.
En faisant du « casseur » le principal responsable, la presse dominante détourne l’attention des causes profondes de la colère. Le travailleur en lutte disparaît derrière l’image du manifestant violent, tandis que les responsabilités de l’État et du patronat dans les difficultés économiques sont largement mises de côté.
L’usage du mot s’était fait plus rare après le XIXᵉ siècle jusqu’aux années 1960, avant que la presse conservatrice ne le réactive dans le sillage de Mai 68 [5]. La loi dite « anticasseurs » de 1970 est ensuite venue institutionnaliser cette figure pour contenir la vague de protestation et réprimer les mouvements révolutionnaires en projetant le fantasme social d’une « classe dangereuse » habitée par des pulsions violentes irrépressibles [5].
Dès lors, la logique demeure inchangée : afin de masquer la casse néolibérale des conquêtes sociales, les élites dirigeantes s’emploient à dépolitiser toute contestation à travers un triptyque méthodique : la stigmatisation communicationnelle, la violence dite légitime et la fabrication d’un appareil législatif sur mesure.


Ce cynisme est incarné par des politiciens qui, tout en contribuant à précipiter la casse sociale, la précarisation des travailleurs et le détournement des finances publiques, réclament une sévérité toujours plus grande contre le peuple. Plutôt que de répondre de leurs actes, ils préfèrent pointer du doigt les franges les plus vulnérables et exiger un renforcement continu de la répression et du contrôle social pour préserver leurs privilèges


1.2. » Racaille »: Stigmatisation raciale et ségrégation spatiale
La qualification de « racaille » prolonge cette logique de déshumanisation en l’appliquant spécifiquement aux jeunes des quartiers populaires, aux colonisé·es, aux immigré·es et à leurs descendant·es [6, 7, 8, 9].
Étymologie, glissements sémantiques et piégeage linguistique
L’analyse de Jean Pruvost [6] éclaire la trajectoire et la charge politique du mot. Issu du latin vulgaire *rasicare (« racler ») et employé par des auteurs conservateurs (Bloy, Barrès) pour disqualifier ceux qu’ils considéraient comme la plèbe, ce terme désignait ainsi historiquement ce qui est rejeté : le rebut ou la raclure [6]. Alors que le discours dominant s’en sert pour stigmatiser, les adolescents des quartiers populaires en ont réapproprié le sens en verlan (caillera, caille) pour se désigner affectueusement [6]. En fustigeant la » racaille », la parole publique attaque ainsi aveuglément toute la jeunesse des cités, illustrant le danger d’un mot dévoyé et attisant sciemment les tensions et inéquités sociales.
Stigmatisation spatiale et déni de politisation
Comme l’analyse Olivier Mongin [7], l’emploi de ce vocabulaire à l’égard des banlieues altère la représentation politique de ces espaces en les réduisant à un enjeu d’ordre public. En contrepoint des visions répressives ou marchandisées, le poète Jacques Dor définissant la racaille comme un simple support publicitaire pour marques de sport, tandis que Saint-Exupéry appelait dans Citadelle à l’ennoblissement par le pouvoir plutôt qu’à l’invective [6] , le terme est instrumentalisé pour nier la subjectivité politique des dominés.
Dans Pour une politique de la racaille, Sadri Khiari [8] explique que ce mot agit comme un instrument de tri social, d’infériorisation et de domination raciale d’État. L’emploi du mot vise à dépouiller de toute dimension politique les révoltes des banlieues et des populations minorisées, en traduisant des revendications fondamentales d’égalité politique, sociale et économique en un simple problème d’incivilité ou de criminalité [8].


Jean Blairon et Émile Servais (Racaille et banlieues virtuelles) [9] soulignent comment la fabrication médiatique et politique de la « banlieue » comme zone de non-droit crée un espace virtuel de fantasmes sécuritaires. Ce triptyque associant « islam, banlieues et immigration » prépare le terrain idéologique à l’acceptation d’un traitement policier d’exception [7,8,9], autorisant dans les banlieues des pratiques de contrôle et d’usage de la force qui seraient jugées inacceptables ailleurs [7, 8, 9].

1.3. « Terrorisme » : récit, storytelling et légitimation de l’exception
L’usage de la catégorie du « terrorisme » marque le degré ultime de la disqualification politique et de la légitimation des mesures d’exception [10, 11, 12]. En étiquetant l’adversaire ou le contestataire comme « terroriste », le pouvoir ne cherche plus seulement à criminaliser un acte, mais à exclure le sujet du champ de la rationalité, du débat démocratique et du droit commun [9, 11, 12].
Le storytelling sécuritaire et l’hégémonie du récit étatique
Dans son analyse de la stratégie de communication sous l’administration Bush (2001-2004), Joseph Belletante [11] montre comment le storytelling étatique façonne un récit manichéen où l’affrontement politique est métamorphosé en un combat existentiel entre le « bien » et la « terreur « . L’usage systématique de métaphores guerrières permet d’imposer un agenda sécuritaire sans débat démocratique préalable [11].
Cette dynamique globale est analysée par Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe dans Au nom du 11 septembre… [12]. Les auteurs démontrent comment, depuis les attentats de 2001, les acteurs politiques, policiers, militaires et judiciaires façonnent un régime permanent de surveillance, de désinformation et d’exception. En clivant les sociétés et en inhibant l’attention critique des citoyens, ces politiques d’exception étendent le contrôle social et encouragent souvent la violence qu’elles prétendent combattre [12].
De la répression à la prévention : l’institutionnalisation de l’exception
En France, la politique criminelle antiterroriste s’est progressivement autonomisée en un droit d’exception permanent [10]. Comme l’analyse Pauline Le Monnier de Gouville [10], le passage d’une logique de répression a posteriori à une logique de prévention a priori conduit l’État à agir sur le terrain de la suspicion et de la dangerosité supposée. Ce glissement autorise l’intégration dans le droit commun de contraintes autrefois réservées aux situations de crise extrême (interpellations préventives, perquisitions administratives, surveillance de masse) [10, 11, 12].
L’extension de la catégorie aux mouvements sociaux et écologistes
L’enjeu politique majeur réside dans la porosité de cette catégorie et son instrumentalisation contre la contestation interne [13, 14, 15]. Comme le documente Samuel Gontier (Télérama) [13] lors du mouvement des Gilets jaunes, l’appareil médiatique et politique en vient à assimiler les manifestants ou les femmes voilées à des » terroristes » ou des extrémistes nécessitant des dérogations à l’État de droit illustrées par la mobilisation du dispositif militaire Sentinelle et la légitimation d’arrestations préventives arbitraires [13].


Cette rhétorique s’étend désormais aux mobilisations environnementales à travers le néologisme accusatoire d' »écoterrorisme » [14, 15]. Comme le soulignent les enquêtes de Basta! et Reporterre [134, 15], ce mot-prétexte permet d’inverser la charge de la responsabilité : les militants défendant le vivant sont qualifiés de « terroristes », tandis que la destruction écologique orchestrée par les intérêts industriels et soutenue par l’État est normalisée [14, 15]. La qualification terroriste accomplit ainsi son objectif ultime : neutraliser la portée politique des revendications en appliquant aux mouvements sociaux un arsenal répressif militaire et judiciaire [12, 13, 14, 15].



Du saccage social au contrôle policier : manifester sous la menace de l’État
La contestation devient une hantise pour le pouvoir politique et économique face aux répercussions du saccage social et écologique. Alors que les politiques néolibérales démantèlent les services publics, précarisent les populations et perpétuent l’inaction climatique en soutenant le modèle agro-industriel au détriment d’une agriculture écologique et paysanne, les autorités instrumentalisent la rue pour étendre le contrôle policier. L’acte de manifester — expression fondamentale de la souveraineté populaire — est ainsi requalifié en menace prioritaire, réduisant l’exercice d’un droit démocratique à une liberté sous surveillance constante [13, 14, 15].
La surveillance comme rempart à la contestation sociale
L’extension des logiques sécuritaires transforme l’exercice même des libertés publiques [13, 16]. Comme le démontrent Olivier Fillieule et Fabien Jobard dans leur enquête Politiques du désordre [16], la gestion française du maintien de l’ordre a connu des régressions successives : le pouvoir d’État a délibérément abandonné les doctrines de désescalade et de facilitation au profit d’une stratégie de répression, d’intimidation et de surveillance systématique.
Cette qualification infamante du « terroriste » pour disqualifier l’adversaire politique s’inscrit dans une longue histoire de l’appareil étatique et de la propagande [17]. Comme le rappellent les témoignages de résistants face à l’occupation et à la milice de Vichy, la désignation péjorative cherche d’abord à impressionner l’opinion en opposant la légalité de l’ordre établi à la légitimité de la lutte [17] :
« Il est vrai que nos adversaires, les nazis et leurs alliés français, nous qualifiaient de terroristes dans tous les moyens de propagande […] qu’ils contrôlaient. La qualification péjorative avait pour but d’impressionner l’opinion, mais naturellement nous ne l’acceptions jamais. […] Ils disposaient de plusieurs polices dont les responsables ne respectaient aucune règle de droit, et les dirigeants français qu’ils avaient installés avaient mis à leur disposition l’appareil de l’État […] Les résistants furent-ils des terroristes puisqu’ils combattaient dans l’illégalité ? Leur combat n’était-il pas légitime bien qu’illégal ? Quant à moi, je suis fier d’avoir été baptisé « terroriste » par mes ennemis »
Conclusion:
La fabrication de l’ennemi intérieur « masque ainsi la violence structurelle de l’ordre marchand. C’est toute l’obscénité du discours dominant : façonner la conscience de ceux qui ne subissent pas la répression pour qu’ils s’indignent davantage d’une vitrine brisée ou de mobilier urbain dégradé que des vies brisées, des yeux crevés, des mains arrachées ou des morts lors d’interventions policières. Une vitrine se remplace ; un œil, une main ou une vie ne se réparent pas. En plaçant la propriété privée au-dessus de l’intégrité humaine, l’État bourgeois révèle ses priorités.
L’histoire des luttes nous rappelle qu’aucun droit social ni aucune liberté n’ont été accordés spontanément : ils ont été conquis par ceux qui se sont mobilisés face à un pouvoir qui refuse de céder aux revendications du peuple. L’indignation ne peut pas être dirigée contre ceux qui défendent le droit à une vie digne. Et, face à la brutalité de la répression paraétatique, le peuple doit rester solidaire, s’organiser collectivement et politiquement, et transformer la colère de ceux qui ont été violentés en force de transformation sociale.
Plutôt que de nous désolidariser de ceux qui se lèvent face à la violence, il nous appartient de résister avec eux. Parce que face à la violence, l’indifférence finit par devenir une forme de complicité.
REFERENCE
[1] Charbonneau, François, » Institutionnaliser le droit à l’insurrection. L’article 35 de la constitution montagnarde de 1793 « , Tangence, n° 117, 2018, p. 115-131. URL : https://journals.openedition.org/tangence/1640
[2] Collectif Angles Morts (coord.) (2014). Permis de tuer : Chronique de l’impunité policière. Paris : Éditions Syllepse (coll. « Arguments et mouvements »).
[3] Bernays, Edward L. (2007). Propaganda : Comment manipuler l’opinion en démocratie (Trad. O. Bonis). Paris : Éditions Zones / La Découverte (Œuvre originale publiée en 1928).
[4] Boursier, Philippe et de Montlibert, Christian (2019). « Casseurs », dans Manuel indocile de sciences sociales : Pour des savoirs résistants. https://shs.cairn.info/manuel-indocile-de-sciences-sociales–9782348045691-page-527?lang=fr
[5] Noiriel, Gérard (2020). « Un historien face aux gestes casseurs et à la casse sociale ». Raison présente, vol. 216, n° 4, p. 109-118. https://shs.cairn.info/revue-raison-presente-2020-4-page-109?lang=fr
[6] https://podcasts.institutdefrance.fr/emissions/le-sens-des-mots/mot-pour-mot/racaille-et-classe-moyenne
[7] Racaille » ? Quel langage politique pour les banlieues ?Par Olivier Mongin https://shs.cairn.info/revue-esprit-2006-2-page-216?lang=fr
[8] Khiari, Sadri (2006). Pour une politique de la racaille : Immigré-e-s, indigènes et jeunes de banlieues. Paris : Éditions Textuel.
[9] Blairon, Jean et Servais, Émile (2007). Racaille et banlieues virtuelles. Bruxelles : Éditions Espace de Libertés.
[10] Le Monnier de Gouville, Pauline (2017). « De la répression à la prévention. Réflexion sur la politique criminelle antiterroriste ». Les Cahiers de la Justice, vol. 2, n° 2, p. 209-220.
[11] Belletante, Joseph (2010). « Récit et légitimation : les États-Unis en guerre contre le terrorisme (2001-2004) ». Études de communication, n° 34, p. 177-192.https://journals.openedition.org/edc/1790
[12] Bigo, Didier, Bonelli, Laurent et Deltombe, Thomas (dir.) (2006). Au nom du 11 septembre… Les démocraties à l’épreuve de l’antiterrorisme. Paris : La Découverte
[13] Gontier, Samuel (2020). « Gilets jaunes ou étudiante voilée : tous des terroristes ». Télérama, 15 septembre 2020. URL : https://www.telerama.fr/television/gilets-jaunes-ou-etudiante-voilee-tous-des-terroristes-6697189.php
[14] Reporterre (2022). « « Écoterrorisme », un mot prétexte contre la lutte écologique ». Reporterre, 31 octobre 2022.
[15] Basta! (2022). « Qui sont les véritables terroristes de l’environnement ? ». Basta!, novembre 2022.
[16] Fillieule, Olivier et Jobard, Fabien (2020). Politiques du désordre : La police des manifestations en France. Paris : Éditions Seuil. Voir aussi la synthèse dans La Nouvelle Vie Ouvrière (NVO) : « Manifester : une liberté sous surveillance », URL : https://nvo.fr/manifester-une-liberte-sous-surveillance-pointee-par-politiques-du-desordre/
[17] Revue Topique (2003). » Mémoire et histoire : résistant ou terroriste ? « , Topique, vol. 83, n° 2, p. 7-15. URL : https://shs.cairn.info/revue-topique-2003-2-page-7?lang=fr
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